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Droits de succession : comment les calculer et éviter les mauvaises surprises

Au moment d'un décès, la transmission d'un patrimoine soulève presque toujours une question sensible : celle des droits de succession. Souvent redoutés par les héritiers, ces impôts peuvent représenter des montants élevés, notamment lorsque le patrimoine comprend un bien immobilier ou lorsque le lien de parenté avec le défunt est éloigné.
Comprendre leur fonctionnement permet d'anticiper leur coût et d'aborder la succession avec davantage de visibilité.

Ce qu'il faut retenir

  • Le montant des droits de succession varie selon le lien de parenté : les transmissions entre parents et enfants bénéficient d'un régime fiscal plus favorable que celles réalisées au profit de parents éloignés ou de personnes sans lien familial.
  • Un abattement de 100 000 € s'applique en ligne directe, par parent et par enfant. En dessous de ce seuil, aucun droit de succession n'est à régler.
  • Les droits sont calculés selon un barème progressif, appliqué à la part nette reçue par chaque héritier, avec un règlement à effectuer dans les six mois suivant le décès.

Une fiscalité encadrée par le lien familial

Le premier critère pris en compte pour calculer les droits de succession repose sur la relation entre le défunt et l'héritier. Plus ce lien est proche, plus les règles fiscales se montrent favorables.
Un enfant, par exemple, bénéficie d'un abattement conséquent avant toute taxation. À l'inverse, un héritier éloigné, un ami ou un concubin non pacsé se voit appliquer une fiscalité nettement plus lourde.
Ce mécanisme traduit une hiérarchie familiale inscrite dans la loi, qui structure la transmission des biens et la fiscalité applicable. L'objectif consiste à faciliter les transmissions intrafamiliales tout en encadrant celles réalisées au profit de tiers.

Abattement fiscal : jusqu'à 100 000 € exonérés par parent et par enfant

En ligne directe, chaque enfant dispose d'un abattement fiscal de 100 000 € sur les biens transmis par chacun de ses parents.
Concrètement, lorsque la part d'héritage reçue reste inférieure à ce montant, aucun droit de succession n'est dû.
Cet abattement s'applique avant le calcul de l'impôt et joue un rôle déterminant dans de nombreuses successions, notamment lorsque le patrimoine transmis comprend un logement familial.

Une taxation progressive selon la valeur des biens transmis

Une fois l'abattement déduit, la fiscalité s'applique à la part nette recueillie par chaque héritier. Les droits de succession suivent alors un barème progressif par tranches, comparable à celui de l'impôt sur le revenu.
Plus la valeur transmise augmente, plus le taux d'imposition s'élève. Cette progressivité peut entraîner des montants élevés, en particulier dans les successions comprenant un ou plusieurs biens immobiliers.
En France, près de 9 successions sur 10 comportent au moins un bien immobilier, ce qui explique pourquoi les droits de succession représentent souvent un enjeu financier majeur pour les héritiers.

Exemple pratique : calcul des droits de succession en ligne directe

Un père décède et laisse à son fils unique un patrimoine net d'une valeur de 300 000 €.
 
Étape 1 : application de l'abattement
En ligne directe, l'abattement fiscal s'élève à 100 000 € par héritier.
 
Montant taxable :
300 000 € – 100 000 € = 200 000 €
 
Étape 2 : application du barème progressif
Le barème des droits de succession en ligne directe est le suivant :

  • De 0 à 8 072 € : 5 %
  • De 8 073 € à 12 109 € : 10 %
  • De 12 110 € à 15 932 € : 15 %
  • De 15 933 € à 552 324 € : 20 %
Calcul détaillé :
  • 8 072 € × 5 % = 403,60 €
  • 4 037 € × 10 % = 403,70 €
  • 3 822 € × 15 % = 573,30 €
  • 184 067 € × 20 % = 36 813,40 €
 
Montant total des droits de succession : 38 193 €

Déclaration de succession : un délai à respecter

Le règlement des droits de succession s'inscrit dans un cadre temporel précis. La déclaration doit être déposée dans un délai de six mois suivant le décès lorsque celui-ci intervient en France.
Un dépassement de ce délai entraîne l'application d'intérêts et de pénalités, ce qui alourdit la charge financière supportée par les héritiers.

Le rôle central du notaire dans la succession

Le notaire intervient tout au long du règlement de la succession. Il établit l'acte de notoriété, identifie les héritiers et rassemble l'ensemble des éléments nécessaires à la déclaration : comptes bancaires, contrats d'assurance-vie, biens immobiliers, véhicules ou parts sociales.
Il procède à l'évaluation du patrimoine, calcule les droits dus et transmet la déclaration à l'administration fiscale. Son accompagnement permet aux héritiers de sécuriser les démarches et de disposer d'une vision claire de leur situation patrimoniale.
 
" Les droits de succession suscitent souvent de nombreuses interrogations. À travers Immonot, nous souhaitons proposer une information claire et accessible, afin que chacun puisse mieux comprendre les règles juridiques et fiscales liées à la transmission du patrimoine. "
Nathalie Duny, directrice de la communication de Notariat Services

Anticiper pour mieux transmettre

Les droits de succession constituent un enjeu financier réel, en particulier lorsque le patrimoine comprend un bien immobilier. Comprendre les règles applicables et s'appuyer sur l'expertise d'un notaire permet d'aborder la transmission dans un cadre sécurisé et lisible.
Sur immonot.com, les notaires accompagnent les particuliers à chaque étape de leur projet immobilier et patrimonial, qu'il s'agisse d'acheter, de vendre ou de transmettre un bien.

Dernière modification le 09/01/2026

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